Un marché grippé

juin 04

La positive attitude, celle de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, que le marché immobilier parisien n’est pas touché par la crise semble bel et bien révolue.

Nous ressentons les effets de la crise, oui, nous aussi à Paris !

Les signes qui ne trompent pas: Les agences immobilières nous relancent, les appartements restent sur le marché plusieurs semaines, et ce qui était valable (il n’y a encore pas si longtemps) pour les biens dit ‘à défaut’, semble se propager à l’ensemble des produits, il est (enfin) possible de négocier avec les vendeurs…
La réforme sur les plus values immobilière, qui a pris effet au premier Février, est le caillou qui cachait l’éléphant.
Un regain d’activité a eu lieu en fin d’année (octobre et novembre), les propriétaires-bailleurs qui avait pour projet de vendre dans les 12 mois ont tous mis leurs appartements à vendre pour ne pas subir les pertes financières liées au changement fiscal.

La période de fêtes et d’après fête (fin Décembre, Janvier-Février) est une période généralement plus calme, rien d’anormal jusque là, sauf qu’en cette année électorale, la baisse d’activité s’est prolongée.

Les mois de Mars et de Juin sont généralement les meilleurs mois immobiliers, mais cette année, une accumulation de facteurs est à prendre en compte.

Tout d’abord, la crise, la fameuse, est bien là et elle ne s’arrête pas aux frontières grecques, espagnoles ou italiennes.

Ensuite, et on s’y attend moins, la météo, qui est un élément perturbateur. Car acheter, c’est (aussi) retranscrire un optimisme et une euphorie liés aux vitamines D, qui affectent donc, à différent degré, le moral.

Absence de soleil = moral en berne = pas envie d’acheter

Un mois de Mai avec trop de ponts… Comment rester dans une dynamique d’achat alors la seule vraie préoccupation est de savoir s’il fera beau le week-end prochain pour s‘évader de Paris.

Enfin, en cette année présidentielle, la période pré-électorale grippe un marché déjà tendu et le changement de président ne favorisera pas la reprise d’un marché décidément morose. Les réformes (oui encore) sur la fiscalité des plus-values normalement prévues pour le mois d’Aout confortent l’attentisme du marché.

Le mois de Juin viendra t-il relancer un marché stagnant ?